Il s’agit ici de la dernière station d’observation et de commentaire, qui se situe dans le collatéral Nord-Est, jouxtant la Chapelle du Rosaire, en face du Vitrail de Saint Guénolé à Rumengol
Statue de St ADRIEN
XV ème – en pierre du Poitou
Martyrisé vers 303 sous Dioclétien, à Nicomédie, capitale de Bithynie en Asie Mineure (actuelle IZMIT en Turquie) – représenté « poignets et chevilles tailladées – cœur et entrailles au pied ».
Découvert en 1925 dans un enfeu de la Chapelle du Murier (où elle fut enfouie au XVIIIème sur ordre du Vicaire Général) . Son culte fut répandu en Bretagne par les moines de Landevennec.
Sous la voûte, le cochon qui joue du biniou
Armes de la famille noble « Le Pourceau de Tréméac » ou simple fantaisie du sculpteur ?
Vitrail
Guénolé à Rumengol (22) en présence du roi Gradlon, avec la devise « Potius mori quam foedari »
Vitrail de GUENOLE à Rumengol (22)(en breton: rumen ar goulou = pierre rouge de lumière)
Guénolé demandant à GRADLON, Chef de la Cornouaille, d’édifier une chapelle dédiée à Notre Dame pour remplacer le sanctuaire druidique. Inscription au dessus : « Potius mori quam foedari » (Plutôt la mort que la souillure) – Devise de la Bretagne
(Textes originels : C.Suire & enrichis)
> Description et spécificité :
Ce vitrail, dans le collatéral nord, représente Saint Guénolé conseillant au roi Gradlon Môr d’édifier un sanctuaire à Notre-Dame de Rumengol pour remplacer un ancien site druidique, symbolisant la christianisation de la Bretagne. Guénolé, en habits d’abbé, est face à Gradlon, représenté en roi couronné, agenouillé. Deux figures auréolées non identifiées pourraient être des saints locaux, mais sans sources précises, leur identité reste incertaine. Il n’y a pas ici de présence de Dahut, fille de Gradlon, liée à la légende de la ville d’Ys (puisque la scène est a priori postérieure): Dahut, figure tragique, est la princesse païenne dont la débauche entraîne la submersion de la ville par la mer, selon la tradition bretonne. Gradlon, sauvé par saint Guénolé, échappe au châtiment divin. Dans la partie supérieure, la devise bretonne « Potius mori quam foedari » (« Plutôt la mort que la souillure »), associée à la légende de l’hermine blanche, symbolise la pureté et l’honneur bretons. L’hermine, poursuivie par des chasseurs, préfère mourir que de salir sa fourrure blanche, une métaphore de la résistance morale. Cette devise de la Bretagne est attribuée au Duc Jean IV, arrière-grand-père d’Anne de Bretagne. Les couleurs (bleu, or, blanc) et les détails (couronne, hermine) ancrent ce vitrail dans la tradition bretonne.
> Histoire liée à Dahut et Gradlon :
La légende raconte que Gradlon, roi de Cornouaille, construit la ville d’Ys pour sa fille Dahut, une cité splendide mais païenne, bâtie sous le niveau de la mer, protégée par une digue. Dahut, livrée à la débauche, ouvre les portes de la ville à un amant (souvent assimilé au diable), provoquant l’inondation d’Ys. Gradlon, guidé par saint Guénolé, fuit à cheval, mais Dahut, accrochée à lui, est abandonnée à la mer sur l’ordre du saint, symbolisant le triomphe du christianisme sur le paganisme. Cette histoire, mêlant mythe et foi, est centrale dans l’identité bretonne.
> Contexte dans l’église :
Ce vitrail, dans le collatéral nord, lie l’histoire de saint Guénolé à la christianisation de la Bretagne et à la légende d’Ys, renforçant l’ancrage local de l’église. La devise « Potius mori quam foedari » et l’hermine blanche soulignent l’identité bretonne, tandis que la présence de Gradlon et Dahut évoque une réflexion sur la rédemption et le jugement divin.




