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Chapelle du Rosaire (ou de Notre Dame du Précieux Sang)
À noter qu’il y a eu reconstruction des voûtes et d’une partie de la muraille du collatéral nord (côté Rosaire).
La datation de la reconstruction n’est pas établie clairement, probablement fin XIXe siècle ou début XXe siècle, dans le cadre des grandes campagnes de restauration de l’église (après les dommages accumulés par les tempêtes, notamment celle de 1819, et les problèmes structurels liés au rocher et à l’humidité).
Hypothèses les plus probables
Il s’agit plus probablement d’effondrements partiels ou de fissures graves des voûtes (problèmes structurels classiques dans les églises gothiques bretonnes : poussée des arcs, infiltrations d’eau…).
Ces désordres ont nécessité une reconstruction complète des voûtes sur une partie du bas-côté nord, tout en conservant en grande partie les murs anciens (comme le note Infobretagne : « Si les voûtes sont neuves, il n’en va pas de même du mur »).
PS :Les travaux de 1876 (dôme de la tour) et 1911 (réparations) s’inscrivent dans la même période de restauration générale de l’édifice.
Autel posé en 1844
Statue Notre Dame du Précieux Sang
volée en 2.1978 (avec 2 autres du XV° au XVIII° et les statuettes du retable – les 4 évangélistes) – retrouvée, restaurée, en Hollande en 10.1981 , rachetée et replacée en 1984.
Style hispano-flamand du XVI°-XVII° – esquisse de dévotion au Sacré Cœur, avant l’apparition de Paray le Monial (1673-1675 à Sœur Marguerite Marie Alacoque du monastère de la Visitation). Seule représentation de ce type connue à ce jour.
Dans la Chapelle du Murier jusqu’en 1833 puis placée sous le porche du Garnal et y resta jusqu’en 1933
2 tableaux – Mater dolorosa & Christ aux liens, d’après le peintre italien Guido Reni
En face : Ste Thérèse de l’enfant Jésus et de la Sainte Face (1873-1897)
– canonisée en 1925 – Docteur de l’Eglise en 1997 (marbre du XX° par un atelier italien)
Vitrail
Saint Dominique recevant le rosaire de la Vierge Marie (au-dessus de l’enfeu des Bouchard de Batz)
(1886 par les frères Gérard de Nantes, rappelant l’installation de la confrérie du Saint Rosaire à Batz par les dominicains en 1703)
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(La Vierge et l’Enfant Jésus rermettent le Rosaire et le scapulaire à St Dominique)
> Description et spécificité : Dans la chapelle du Rosaire, également appelée chapelle de Notre-Dame du Précieux Sang, ce vitrail montre saint Dominique recevant le rosaire des mains de la Vierge Marie, une scène clé pour la dévotion dominicaine. La Vierge, au centre, est entourée d’auréoles et de rayons lumineux, tandis que saint Dominique, en habits religieux, s’agenouille. Les couleurs (bleu marial, blanc pur) et les détails (chapelet, lys) soulignent la piété mariale et l’importance du rosaire.
> Contexte dans l’église : Installé dans la chapelle du Rosaire, à gauche du chœur, ce vitrail s’intègre à un espace dédié à la Vierge, où trône la statue de Notre-Dame du Précieux Sang. Il renforce la dévotion mariale, thème central de l’église, et lie Batz-sur-Mer à la spiritualité dominicaine.
À gauche la chapelle de Kervalet avec des habitants en habits traditionnels locaux
À droite l’Eglise Saint Guénolé et le clergé
* Note : La tradition selon laquelle la Vierge Marie remet le Rosaire à saint Dominique, au début du XIIIème siècle, affirme que Marie aurait encouragé Dominique à diffuser cette forme de prière pour combattre les hérésies et convertir les pécheurs. Cette tradition est très ancienne dans l’Ordre dominicain, même si les historiens estiment que le Rosaire s’est développé progressivement au fil des siècles plutôt que d’avoir été institué en une seule fois
En dessous
L’enfeu des sieurs de Kerbouchard (Bouchart)
Les plus célèbres :
> Nicolas (XIV°), Capitaine de Batz-Le Croisic puis Pirmil (Nantes) participe à la bataille d’Auray 29.9.1364 ( guerre de succession de Bretagne, Jean de Montfort fils soutenu par Edouard III roi d’Angleterre c/Charles de Blois épx jeanne de Penthièvre soutenu par Philippe VI roi de France) nommé Amiral par le Duc Jean IV
en 1365 – Traité de Guérande 12.4.1365
> Alain (XV-XVI°), secrétaire du Duc François II, père d’Anne de Bretagne, auteur des Grandes Chroniques de Bretagne en 1514
Vitrail
Tourments et espérance des âmes du purgatoire
La Vierge libère une âme du purgatoire (au-dessus de l’enfeu des Prieurs)
> Description et spécificité : Ce vitrail, dans la même chapelle, illustre les âmes du purgatoire, représentées dans des flammes, implorant la miséricorde divine. Des anges ou la Vierge Marie peuvent apparaître, symbolisant l’espérance de la rédemption. Les couleurs sombres (rouge, noir) pour les flammes contrastent avec des teintes lumineuses (or, blanc) pour les figures célestes, créant un effet dramatique. Ce vitrail rappelle la doctrine catholique du purgatoire et l’importance de la prière pour les défunts.
> Contexte dans l’église : Placé dans la chapelle du Rosaire, près de la statue de Notre-Dame du Précieux Sang, ce vitrail complète le thème de la rédemption et de la miséricorde mariale, invitant les fidèles à prier pour les âmes en souffrance.
L’Enfeu des prieurs de Batz
Bénédictins de Landevennec qui desservent la paroisse de 945 à 1660
Qu’est-ce qu’un enfeu ?
Un enfeu est une niche funéraire aménagée dans l’épaisseur d’un mur, le plus souvent dans une église, destinée à recevoir le tombeau ou le sarcophage d’une personne importante. Le mot vient de l’ancien français enfouir (« enterrer »).
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(Textes originels : C.Suire & enrichis)








