Partager la publication "Station 3 : Vitraux Sud & remontée de la Nef vers le grand portail"
XIXe siècle :
Modification pour ouvrir la porte Saint-Jean
(collatéral sud, avec un élargissement) et ajout du vitrail de Jeanne d’Arc à Chinon, dévotion patriotique post-1870, liée à la canonisation de 1920.
Bateau ex-voto de 1983
(à la croisée du Transept), en remplacement d’un beaucoup plus ancien présent jusque vers 1960, époque où il fut brisé suite à la rupture du câble qui le retenait.
La chaire
vers 1765 de Mathurin Tavarson, menuisier du Croisic (aussi autel chap. de Kervalet)
Blasons en clés de voûte :
Vraisemblablement ceux des prieurs ?
Vitraux
Vitrail de Jeanne d’Arc à Chinon
> La rencontre de Jeanne d’Arc avec le roi à Chinon (Porte Saint-Jean-Baptiste)
(rapproché avec la consécration de l’église en 2 juillet 1428 alors que la rencontre de Jeanne d’Arc avec le Roi Charles VII est datée du 8 Mars 1429 (6/3?)), le médaillon au-dessus « Jeanne écoutant ses voix à Domremy»(St Michel, Ste Marguerite et Ste Catherine) d’après le tableau de Léon François Bénouville (1ère moitié 19ème musée de Rouen)
(Textes originels : C.Suire enrichis)
- Description et spécificité : Situé près de la porte Saint-Jean-Baptiste, ce vitrail illustre un épisode célèbre de la vie de Jeanne d’Arc : sa rencontre avec le roi Charles VII à Chinon en 1429, où elle le convainc de son rôle divin pour libérer la France. La composition montre Jeanne en armure, agenouillée ou en discussion avec le roi, entourée de figures de la cour. Les vitraux de cette période utilisent des couleurs contrastées (bleu profond, rouge vif) pour dramatiser la scène, avec des détails comme des armoiries ou des attributs royaux pour identifier les personnages. Ce vitrail célèbre une héroïne nationale et catholique, dont le culte est particulièrement fort en France.
- Contexte dans l’église : Placé près de la porte Saint-Jean-Baptiste, dans le collatéral sud, ce vitrail est visible dès l’entrée, on peut penser qu’il y a une référence claire à la correspondance de la consécration de l’Église qui a lieu l’année (1428) en Juillet, avec la période à laquelle Jeanne reçoit ses premiers appels (elle en reçoit depuis 3 ans, 1425) lui demandant explicitement d’aller trouver Robert de Baudricourt qui va (après plusieurs insistances de Jeanne) procéder à la rencontre de Jeanne d’Arc avec le Roi à Chinon.
Vitrail de St Donatien et St Rogatien « les enfants nantais »,
> Saint Donatien et Saint Rogatien avec Saint François en médaillon (Contre-allée droite / Sud)
Premiers martyrs chrétiens de Nantes à la fin du IIIème siècle (c’est une évocation de l’appartenance de la paroisse au Diocèse de Nantes) – au dessus St François recevant les stigmates d’un Séraphin
(Textes originels : C.Suire enrichis)
Description et spécificité : Ce vitrail, dans le collatéral sud, représente les martyrs nantais Donatien et Rogatien, frères exécutés au IIIe siècle pour leur foi chrétienne. Ils sont souvent montrés ensemble, portant des attributs de martyrs (palmes, auréoles).
- Sur un médaillon intégré au vitrail figure saint François d’Assise, identifiable par sa bure et des symboles comme les stigmates ou des animaux (oiseaux). Les couleurs (verts, bruns et ors) évoquent la simplicité franciscaine et le sacrifice des martyrs. Ce vitrail souligne l’importance des saints locaux et du franciscanisme dans la spiritualité bretonne.
- Contexte dans l’église : Situé dans le collatéral sud, ce vitrail s’inscrit dans une série de représentations de saints martyrs et fondateurs, renforçant le message de foi inébranlable.
> Donatien et Rogatien
Ils étaient deux frères issus d’une famille de notables gallo-romains (aristocratie de la cité de Nantes, fin IIIe – début IVe siècle).
- Leur père était probablement un haut magistrat ou un propriétaire important ; la famille possédait une villa hors de la ville où se trouvait même un premier lieu de culte chrétien.
- Malgré leur représentation en armure, aucune source ancienne ne les présente comme des militaires de carrière (légionnaires, officiers, etc.). Ils n’avaient pas d’activité militaire connue.
- Donatien (le plus jeune ou présenté comme tel) était déjà baptisé et professait ouvertement sa foi chrétienne.
- Rogatien (l’aîné) était catéchumène (en préparation au baptême) ; il avait été converti par l’exemple de son frère.
Leur seul « engagement » connu fut leur refus de sacrifier aux dieux païens (lors d’une convocation officielle), ce qui les mena à l’arrestation, à la torture sur le chevalet, puis à la décapitation vers 304 (sous la persécution de Dioclétien/Maximien).
Vitrail de Sainte Anne éduquant la Vierge et Stanislas Kostka (Contre-allée droite / Sud)
> Ste Anne
Sainte Anne : éduquant la Vierge
> St Stanislas Kostka,
- au-dessus en médaillon
- Fils d’un prince polonais né en 1550, entré à 16 ans chez les jésuites à Rome où il se rendit à pieds, contre la volonté de son père.
- Malade, il fut empêché de recevoir la communion par son logeur protestant chez qui l’avait placé son père, un ange la lui apporta. Mort à 18 ans, il fut canonisé en 1726 par Benoît XIII
(Textes originels : C.Suire enrichis)
Description et spécificité : Ce vitrail, également dans le collatéral sud, montre sainte Anne enseignant à la jeune Vierge Marie, une scène classique où Anne, souvent assise, tient un livre ou désigne un texte sacré, symbolisant l’éducation spirituelle. À côté, saint Stanislas Kostka, jeune jésuite polonais mort en 1568, est représenté en habit religieux, parfois avec un lys (symbole de pureté). Les vitraux combinent des teintes douces (bleu pâle, blanc) pour Anne et Marie, et des couleurs plus sobres pour Stanislas, reflétant son austérité. Ce vitrail met en lumière l’éducation chrétienne et la jeunesse pieuse.
Contexte dans l’église : Placé dans le collatéral sud, il s’adresse aux fidèles en quête de modèles de piété et d’éducation, thèmes centraux dans la spiritualité catholique. Sa proximité avec d’autres vitraux de saints locaux renforce le lien entre dévotion universelle et ancrage régional. / Saint Stanislas, lycée Nantais
> Informations sur saint Stanislas Kostka :
- Naissance : 28 octobre 1550 à Rostkowo (Pologne), dans une famille noble. Son père, Jean Kostka, était châtelain de Zakroczym et sénateur du royaume — on peut parler de fils de haut noble polonais (proche d’un « prince » dans le contexte de la noblesse polonaise de l’époque).
- Entrée chez les Jésuites : À 16-17 ans, il fuit la maison familiale contre la volonté de son père. Il voyagea à pied (en habits de mendiant pour passer inaperçu) de Vienne à Rome, via Dillingen (où il fut accueilli par saint Pierre Canisius). Il entra au noviciat des Jésuites à Rome le 28 octobre 1567 (jour de ses 17 ans), sous la direction de saint François de Borgia.
- Épisode de la communion : Tombé gravement malade pendant son noviciat, il fut logé chez un protestant (luthérien) sur ordre de son frère aîné Paul. Ce dernier refusa de faire venir un prêtre. Stanislas, désirant ardemment recevoir la communion, vit alors deux anges (ou un ange selon certaines versions) lui apporter l’Eucharistie.
- Mort : Il mourut le 15 août 1568 (fête de l’Assomption), à l’âge de 17 ans (presque 18).
- Canonisation : Béatifié en 1605, canonisé le 31 décembre 1726 par le pape Benoît XIII.
Il est le saint patron des novices jésuites, des jeunes, des étudiants et des malades.
La relation régionale entre saint Stanislas Kostka et Nantes n’est pas historique ou biographique, mais spirituelle, éducative et institutionnelle, ancrée depuis le XIXe siècle.
Origine du lien avec Nantes
Saint Stanislas Kostka (polonais, 1550-1568) n’a aucun lien direct avec la Bretagne, la Loire-Atlantique ou Nantes de son vivant. Il est mort à Rome après seulement quelques mois chez les Jésuites.
Le lien naît en 1829 avec la fondation du collège/lycée Saint-Stanislas à Nantes :
- À cette époque, l’abbé Angebault (vicaire général du diocèse de Nantes) ouvre une pension catholique pour les familles aisées, face à la concurrence du lycée royal (laïc) et du petit séminaire.
- Le premier directeur de l’établissement éprouve une grande dévotion personnelle envers saint Stanislas Kostka
C’est donc cette dévotion du fondateur au XIXe siècle qui explique la présence du vitrail dans l’église Saint-Guénolé de Batz-sur-Mer (dans le même diocèse historique de Nantes) et le lycée nantais dédié au saint. Le vitrail s’inscrit dans cette même tradition éducative et mariale (aux côtés de sainte Anne éduquant la Vierge), valorisant la formation chrétienne des jeunes.
Vitrail de Saint Guénolé avec la scène de sa mort (Contre-allée droite / Sud)
St Guénolé
au dessus de la porte condamnée qui donnait aux moines du prieuré l’accès à l’église .
- Scène de sa mort au-dessus dans le médaillon
Description et spécificité : Ce vitrail, récemment restauré en 2024, est dédié à saint Guénolé, patron de l’église, et montre deux scènes : en bas, Guénolé en abbé, vêtu de ses habits monastiques, tenant une crosse ou un livre, symbolisant son rôle de fondateur de Landévennec ; en haut, sa mort en 532, probablement représentée avec des moines en prière autour de lui, dans une ambiance solennelle. Les couleurs (bleu, violet, or) évoquent la sainteté et la spiritualité monastique. Ce vitrail, dans le collatéral sud, célèbre le saint qui a donné son nom à l’église.
Contexte dans l’église : Installé dans la contre-allée droite, ce vitrail est un hommage central à saint Guénolé, renforçant son rôle de protecteur de Batz-sur-Mer.
Le baptême du Christ (Contre-allée droite / Sud)
Le Baptême du Christ (proche de l’ancien baptistère)
Description et spécificité : Restauré en 2024, ce vitrail dans le collatéral sud représente le baptême de Jésus par Jean-Baptiste dans le Jourdain, une scène biblique clé. Jésus est souvent au centre, avec Jean-Baptiste versant l’eau, une colombe symbolisant l’Esprit Saint au-dessus, et des anges ou des figures secondaires en arrière-plan. Les couleurs dominantes (bleu pour l’eau, or pour la divinité) créent un effet lumineux, typique des vitraux gothiques. Ce vitrail insiste sur le début de la mission du Christ.
Contexte dans l’église : Positionné dans la contre-allée droite, près de l’entrée principale, ce vitrail est l’un des premiers visibles, marquant l’importance des sacrements dans la vie chrétienne.
Armoire polychromée sur pilier
Était précédemment orienté dans l’autre sens ? Contenait des statuettes qui ont été volées (à la même période que ND du précieux sang)
Vierge en bois polychromé sur dernier pilier
– Vierge de la présentation qui a perdu l’enfant Jésus











