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Les Saints représentés dans l’Eglise Saint Guénolé
Sept Saints fondateurs de la Bretagne
Les sept saints fondateurs (au départ 9)
- Corentin (Quimper)
- Pol Aurélien (Saint-Pol-de-Léon)
- Tugdual (Tréguier)
- Patern (Vannes)
- Brieuc (Saint-Brieuc)
- Malo (Ier Ev.d’Aleth) (Saint-Malo)
- Samson (Dol)
Au départ 9 évêchés : Clair et Mélaine (gallo-romains) ont été éliminés.
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La vie de Saint Guénolé
Né vers 461 en Armorique – Décédé en 532
Fils de Dame Gwenn et de FRAGAN, neveu du légendaire Roi de Bretagne CONAN MERIADEC.
Eduqué par St Budoc – s’établit dans l’ile de Lavret (archipel de Bréhat) – puis parcourt les routes avant de fonder l’Abbaye de LANDEVENNEC
Il choisit Saint Gwenael pour successeur.
Les 2 frères : St Jacut et St Vinoc (ou Guethenoc), eux aussi formés par St Budoc, fondent l’Abbaye de Landoac (Landouar – Landoas
Les légendes :
- il est un des triplés (plutôt le 3° enfant) de Ste Blanche (Gwen en breton) qui aurait eu 3 mamelles – ainsi représentée dans la Chapelle de St Vennec en Landrevarzec (Finistère).
- sa sœur Clervie s’étant fait arracher un œil par une oie, il étripa l’animal, récupéra l’œil et le remis en place « avec succès » même l’oie en réchappa…
- il jeta l’anathème sur le ville d’Is et sur la fille du Roi Gradlon, la Princesse Dahut en raison de sa vie dissolue et sauva le roi de l’engloutissement de la ville
Il est invoqué par les femmes de marins.
- A Carnac, invoqué pour les pommes ( la tradition veut qu’il ait introduit le pommier en Armorique)
- A Ploermel, pour les cerises
- En général pour faire cesser la pluie au temps des moissons.
Notes sur quelques Saints représentés dans l’église de Batz
> St-Michel « archange », patron de l’Eglise Catholique (et plusieurs métiers, dont les parachutistes)
Psychostase : juge des âmes.
Psychopompe : guide des âmes
Représentations :
- tenant la balance pour peser les âmes lors du Jugement Dernier (psychostase)
- terrassant un dragon (Satan suivant l’Apocalypse de St-Jean)
1er Siècle :
St-Jacques « le majeur » 1er martyr, Apôtre, frère de Jean l’Evangéliste, fils de Zébédée , pêcheur appelé par Jésus – aurait été chargé de convertir les peuples de la future Espagne – après son retour en Palestine décapité vers 42 par le roi Hérode Agrippa. Son corps confié à une barque « guidée par un ange » traversa le détroit de Gibraltar et s’échoua en Gallice (El Padron). Tombeau découvert en 814 par l’Evêque Théodomire et l’ermite Pelage – édification de la 1èrebasilique par le roi Alphonse II ( + en 842).
St-Jean « l’évangéliste », Apôtre, frère de Jacques – symboles : livre, plume, aigle.
Arrêté à Ephèse pendant les persécutions de Domitien, condamné à mort à Rome, réchappe à l’huile bouillante et est relégué sur l’île de Patmos (mer Egée), + vers 95. Auteur du 4ème évangile, et du récit de l’Apocalypse.
St-Paul (Saul)« de Tarse » en Cilicie, martyr né vers l’an 8 – d’abord persécuteur des chrétiens, converti vers ses 30 ans suite au miracle du « chemin de Damas », perte de la vue suite à une chute, 3 jours après apparition du Christ et guérison. S’attacha plus particulièrement à convertir les païens (les non-circoncis, les gentils).
Vers 58 arrêté à Jérusalem, incarcéré à Césarée, en tant que citoyen romain il obtient son transfert à Rome où il vécut librement, jusqu’au règne de Néron qui le fit décapiter vers 65/67.
3ème Siècle :
St-Antoine « le Grand » – né en Egypte, région de Thèbes, ermite, un de ceux qui ont instauré le début du monachisme – serait mort en 356 à 105 ans.
Les Antonins, ordre hospitalier fondé en 1202, lutte contre le mal des Ardents dit « le feu de la St-Jean » maladie due à l’ergot de seigle, siège à St-Antoine-en-Viennois où un croisé rapporta le corps du Saint. (ordre rattaché à l’ordre de Malte au 18ème ) – retable d’Issenheim du 16ème au musée de Colmar.
Saint-Georges, martyr + en 303 à Lydda (Liban) – protecteur de l’Angleterre, de l’armée, des scouts
Ses armes « Croix Rouge sur Fonds Blanc » (Union Jack, Ordre de la Jarretière) – mythe : a libéré une Princesse des griffes d’un dragon, suivant la Légende Dorée du 13ème .
Saint-Sébastien, martyr archer capitaine de la Garde Prétorienne sous Dioclétien qui, lorsqu’il apprend qu’il est chrétien ordonne à ses hommes de le tuer. Soigné par Irène, guéri, il reproche à l’Empereur sa haine des chrétiens, ce dernier le fait tuer à coups de bâton et jeter son corps aux égouts (vers 300).
Saint-Nicolas, (vers 270- + 325 ou 343) d’abord ermite puis Evêque de Myre (Asie mineure = Turquie)
Neveu de Nicolas l’ancien qui fut aussi Evêque de Myre . Après avoir été exilé sous Dioclétien, aurait eu le soutien de Constantin (liberté religieuse 313). Ses reliques à Bari (Italie), en 1087, un Chevalier lorrain Albert de Varangéville revenant de croisade emporta un doigt du Saint à St-Nicolas-du-Port (d’où pèlerinages). Restent les légendes dont celle des enfants mis au saloir (contée par St-Bonaventure au 13èmes.). Patron des écoliers, des marins, de la Lorraine, des juristes « bâtonnier » car le Psdt de la confrérie des avocats du palais tenait un bâton surmonté d’une effigie de St-Nicolas.
Saint-Crespin (et son frère St-Crépinien), martyrs, savetiers à Soissons, mis à mort en 287 par le Préfet Rictovaire sur ordre de l’Empereur Maximien. Patrons des cordonniers. Culte attesté à Soissons par Grégoire de Tours au 6ème s.
Saint-Donatien & Saint-Rogatien, martyrs + en 290 – St-Donatien soldat romain chrétien baptisa son frère en prison avant l’exécution. Patrons de la ville et du Diocèse de NANTES.
Saint-Martin, (vers 316- +vers 397 à Candes en Touraine) – suite mutation du père en Italie, soldat de l’armée romaine nommé à AMIENS lieu de l’épisode du manteau. Il rejoint St-Hilaire Evêque de TOURS, ermite fonde l’Abbaye bénédictine de LIGUGE. Nommé Evêque de Tours vers 371 après la Mort du 2ème Evêque St-Lidorius. Il fonde une 2ème abbaye à MARMOUTIER.
Saint-Laurent, martyr né en Espagne vers 210 – + à Rome en 258 (supplice du gril). Diacre il refuse de livrer les biens de l’église au Préfet qu’il distribue aux pauvres. Il lui aurait alors présenté le « trésor » un groupe de pauvres et d’infirmes.
4ème siècle
Sainte-Catherine d’Alexandrie, martyre, + vers 305 par le supplice de la roue, suite à la controverse avec l’Empereur Maxence qui avait convoqué 50 philosophes pour mettre Catherine en difficulté, mais sa rhétorique les convertit, ce qui entraina leur mise à mort. Bien que la femme de l’empereur ait pris le parti de la sainte, l’empereur la fit exécuter. Symbolise la propagation de la foi.
5ème siècle
Saint-Félix, Evêque de NANTES en 549 – + 583 – Evangélisateur du diocèse. Consacre la 1ère cathédrale de Nantes en sept.567, et fait creuser le canal reliant l’Erdre à la Loire, lequel porte son nom.
12 – 13ème siècle
Saint-Dominique (de Guzman, castillan) – né vers 1175 + 1221 – fondateur de l’Ordre des Frères Prêcheurs
Saint-François d’Assise – 1182/1226 – Fondateur de l’Ordre des frères mineurs (Franciscains) puis avec Claire en 1212 de l’Ordre des pauvres dames (Clarisses) et en 1222 le Tiers-Ordre (Fraternité séculière) – en 1210 suite à un rêve où il le voit soutenant la basilique St-Jean-de-Latran, cathédrale de Rome en ruines, le Pape Innocent III valide la 1ère règle rédigée par François – aurait reçu les stigmates en 1224 – Cantique de frère soleil (ou des créatures) célébration de Dieu en sa création – en 1979 le Pape Jean-Paul II le nomme patron des écologistes, déjà patron des Louveteaux (scoutisme catholique) et des animaux (légende du loup de Gubbio) – culte à Batz suite à l’installation des Capucins au Croisic en 1617.
Elu Pape le 13.3.2013 le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio prend le nom de François en référence à François d’Assise (pour une église pauvre parmi les pauvres)
Saint-Louis (Louis IX), né en 1214 fils de Louis VIII et Blanche de Castille – sacré en 1226 à 12 ans – mort en 1270 à Tunis (peste) – 7ème croisade la Couronne d’Epines et fait construire la Ste Chapelle.
Saint-Yves (Helory de Kermartin) – 1253/1303 – avocat et Official ecclésiastique de Tréguier – prêchait en breton. L’aubergiste et le rôdeur près des cuisines « qui se nourrit des odeurs de ma cuisine », Yves jette quelques pièces sur la table et empêche l’aubergiste de les prendre « à cet homme l’odeur de la cuisine, à toi le son de ces pièces ».
Représenté souvent avec une bourse et un parchemin et entre un homme riche et un homme pauvre.
Notes sur les Saints dont les reliques sont présentes sur le Maître-Autel
Saint-Ronan, 4ème siècle ? venu d’Irlande suite à une vision, débarque en Léon où sa renommée attire trop de visiteurs, il part en Cornouailles près de Quimper où règne le roi Gradlon. Légendes : de Kében, mère d’un enfant mort qui accuse le Saint de meurtre, celui-ci conduit devant le roi ressuscite l’enfant du loup qui lâche la brebis sur ordre du Saint. Episode des bœufs tirant son cercueil qui s’arrêtent après l’intervention de Kében qui brisa la corne d’une des bêtes, restée en terre au lieu dit « plas ar horn », station importante de la troménie.
Saint-Hervé, 6ème siècle, ermite aveugle de naissance, mort à Lanhourneau , après des pérégrinations en Bretagne – légende : le loup remplace à la charrue l’âne qu’il avait dévoré. Patron des Bardes bretons.
Saint-Pol Aurélien, 5ème – 6ème siècle – l’un des 7 Saints fondateurs. Né vers 490 au Pays de Galles, + vers 580 à St-Pol-de-Léon. Eduqué auprès de St-Ildut, avec Samson, Brieuc, Malo ou Gildas. Ermite à 15 ans, prêtre à 22. Débarque en Armorique en 517 sur l’ile d’Ouessant. Débarrasse l’ile de Batz d’un dragon et y fonde un monastère où il se retirera en 553, après avoir été nommé Evêque de l’ Evêché du Léon par le roi Childebert 1er (511-558). Autre légende : la cloche « hir Glaz », éloignant les démons, refusée par le roi Mark lors de son départ pour l’Armorique, retrouvée dans le ventre d’un gros poisson lors d’un festin offert par son cousin le Comte Wirthur – actuellement exposée à la cathédrale.
Saint-Corentin, 5ème siècle – l’un des 7 Saints fondateurs, contemporain de St-Guénolé. Ermite à Plomodiern ( légende du poisson dont il se nourrissait chaque jour, il aurait même rassasié le roi Gradlon et sa suite qui s’étaient égarés). Nommé 1er Evêque de Quimper par le roi Gradlon, consacré à Tours par le futur St-Martin.
Représenté avec le poisson (pour certains, rappel du signe de reconnaissance des 1ers chrétiens : ICHTUS = poisson en grec ancien, mais aussi acrostiche du nom de Jésus « Iesous CHristos Theou Yos Soter » (Jésus le Christ, fils de Dieu, le Sauveur).
Saint-Ghéthénoc ( Vennec, Guézennec, Guéhenneuc..), vient du Pays de Galles en Armorique vers 418 avec son frère St-Jacut, ils fondent l’abbaye de St-Jacut à Landouar. Leur frère St-Guénolé nait en Armorique à Ploufragan (près de St-Brieuc) et fondera l’Abbaye de Landevennec.
Saint-Guénolé – voir en têt de cette page.
à propos de NICOLAS V
NICOLAS V (Tomaso Parentucelli 11.1397-3.1455)
Elu Pape le 6.3.1447, suite au décès d’Eugène IV le 23.2
Réformateur de la Curie – Fondateur de la Bibliothèque vaticane
Auteur de la Bulle « Romanus Pontifex » le 8.1.1454 adressée au roi du Portugal justifiant « la guerre sainte contre les africains… soumis à une servitude perpétuelle »
Il reçoit le 7.4.1449 l’abdication du dernier anti-pape Amédée VIII Duc de Savoie (1383-1451) élu pape par les pères du Concile de Bâle le 24.7.1440 sous le nom de Félix V, en destituant le pape Eugène IV lequel avait transféré le concile à Ferrare. L’ex anti-pape conserva la charge d’un large évêché et aimait recevoir dans son château de Ripaille, situé au bord du lac Léman, près de Thonon.
(Textes originels : C.Suire)
Les grands saints de la presqu’île guérandaise
(Par Stéphane Brosseau)
